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Comment le fait d’écouter plutôt qu’entendre sollicite ton cerveau

Voir et regarder. Convaincre et persuader. Entendre et écouter. Ces groupes de mots semblent être synonymes sur le papier, mais il y a toujours des subtilités intéressantes qui s’en distinguent. Bon, je tiens à te rassurer, mon objectif n’est pas de te faire un cours de français aujourd’hui. Non pas que je n’ai pas le niveau, tu serais surpris d’apprendre ma note au bac de français (ou pas). Mais je prends tout de même le pari de t’apprendre la différence qu’il y a entre : entendre et écouter. Sans oublier bien sûr, son application dans les musiques que tu écoutes.

La voix active et la voix passive

Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, c’est la philosophie derrière Tempo My Life. Alors, pourquoi avoir choisi cette citation « N’entends plus, écoute » ? Principalement par la distinction qu’il y a entre la voix active et la voix passive. Entendre est un acte passif. C’est une perception de son et il n’y a pas de tentative de résolution de l’information d’un point de vue neurologique. En revanche, le fait d’écouter est une réelle intention de percevoir, mais aussi d’analyser le son. Écouter est donc une capacité cognitive qui, à la différence d’entendre, entraîne une activité cérébrale intense. Ce qui nous mène à la suite du sujet. Comment ton cerveau réagit lorsque tu écoutes une musique ?

Ton cerveau aime la musique qu’il connaît

Tout dépend si tu es familier ou non avec la musique que tu perçois. Imaginons que tu sois fan de musique latino. Si je te mets un son de métal dans tes écouteurs, et que tu ne connais pas ce style de musique, tu vas probablement m’insulter. Pourquoi ? Tout simplement, car lorsque tu écoutes une musique, ton cerveau travaille pour comprendre l’information. Si ton cerveau n’a pas l’habitude de recevoir ce type d’information, il travaillera davantage. Et qui dit plus de travail, dit plus de rejet. Car lorsque ton cerveau est en activité pour comprendre une information, ce n’est pas la sensation la plus agréable du monde. Ce qui te fait associer ce sentiment désagréable à la musique que tu écoutes.

Le pouvoir de la répétition

Quelle est donc la recette pour apprécier un nouveau genre de musique, tu me diras ? Il faut que ton cerveau construise une « boite à outil » du son écouté afin d’anticiper ce qui va être joué. Et donc, augmenter la satisfaction que tu auras à anticiper les sons du même genre.

Et oui ! Comme je te l’ai dit juste avant, ton cerveau est un feignant, il n’aime pas travailler. Logique qu’il te fasse apprécier ce qu’il comprend très bien. Pourquoi penses-tu que lorsque tu entends un son pour la première fois à la radio, tu te dis : « Il est trop nul ce son ! ». Puis tu l’entends une fois, deux fois, trois fois. Et lorsqu’il repasse à la radio, fini ! Tu l’apprécies beaucoup plus qu’avant, et donc, tu passes au statut de l’écoute. C’est le pouvoir de la répétition dans la musique, qui te fait apprécier beaucoup plus de musiques que tu ne le penses.

N’entends pas, écoute

Mon objectif est de faire en sorte que tu réutilises toutes tes musiques préférées dans ton quotidien et que tu en récupères tous les bénéfices associés. Mais pas que dans les musiques que tu aimes ! Tu dois ouvrir ton esprit et essayer de casser ta routine musicale. Et surtout, comme je le répète régulièrement : arrêter d’entendre et écouter.

Si tu veux en savoir plus sur la musique et son impact « caché » je t’invite à (re)lire mon article sur comment la musique peut te faire pleurer au cinéma.

3 Responses

  1. Excellent article ! Il m’a permis de comprendre un phénomène que j’avais observé mais que je n’avais pas su m’expliquer ! Merci beaucoup ! D’ailleurs, je serais curieuse de connaître cette fameuse note au bac de français 😉

  2. Merci pour cette analyse qui parait tout à fait juste et qu’on peut valider au quotidien. Cela marche également avec les sensations olfactives

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